Archive pour mars, 2013

Des mines anti-personelles dans le Plan Nord!

Posted in Actions, Appel, Reportages with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2013/03/30 by anabraxas

Anti-personal mines in the Plan Nord!

During the month of March, a poster was placed at the entrance to the phase A section of the highway 167 development project that will lead to the “Renard Project” and the Stornoway diamond mine. The poster read “Attention, mine anti-personnelle sur les prochains 10 km (Danger, explosive mines in the next 10 km)”.

During the same night, the SOQUEM office in the city of Chibougamau was vandalized. The facade of the building was completely covered in paint (by an extinguisher), including all the cameras. A window was smashed with a hammer and graffiti written saying “Fuck le Plan Nord”.

SOQUEM is one of the more active partners in the “Renard Project”. SOQUEM and its partners currently finance more than $10 million of exploration in Quebec.

Because life is out there

Fuck the Plan Nord and all mining companies!

Let’s continue the attacks!

– some anarchists

Fuck le Plan Nord

Durant le mois de mars, une affiche a été posée sur la route 167 au début de la phase A du projet de développement qui conduira au Projet Renard et à la mine de diamant de Stornoway. L’affiche indiquait «Attention, mine anti-personnelle sur les prochains 10 km».

Dans la même nuit, le bureau de SOQUEM à Chibougamau à été vandalisé. La façade avant du building à été complétement recouverte de peinture (à l’aide d’un extincteur), incluant les caméras. Une vitrine a été fracassé à l’aide d’un marteau et un graffiti disant «Fuck le Plan Nord» a été ecrit.

SOQUEM est l’un des plus actifs partenaires du Projet Renard. SOQUEM et ses partenaires consacrent actuellement plus de 10 M$ en travaux d’exploration au Québec.

Fuck le Plan Nord et toutes les compagnies minières!

Continuons les attaques!

– des anarchistes

Source: Anews

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Dans la ZAD, des lutins détruisent la route pour ressuciter la vie détruite par leur monde

Posted in Actions, Appel, Reportages with tags , , , , , , , , , , , on 2013/03/23 by anabraxas

Sème ta ZAD sur la D 281: sous le béton pioché, la terre libérée!

La D281, à l’est de la ZAD, deviendra-t-elle un véritable jardin collectif? Un chemin piétonnier interdit aux véhicules motorisés et polluants, spécialement ceux des forces du désordre? Un chemin de liberté, où la terre reprendrait sa liberté face à son geôlier le plus destructeur, le béton armé, armé de toutes les envies de domination de ses concepteurs ?

Depuis plusieurs jours, à chaque lever du soleil, la D281 se déleste un peu plus de son bitume malodorant pour mieux retrouver la fraîcheur du printemps qui approche. La terre nourricière reprend ses droits. Mais aidé par qui?

Certaines rumeurs mentionnent d’étranges lutins, qui revenus du fond des âges, à la faveur de l’innocupation militaire de la route et de l’absence du contrôle de l’Etat effectuent des danses mystérieuses sur la D281. Des danses rythmées du son des pioches, des masses et des pelles. Des danses incontrôlées mais fertiles, puisqu’ils laisseraient derrière eux une terre ensemencée ! Oui, ensemencée ! Se mettraient-ils à la culture?! Les plus inconscients pensent qu’ils souhaitent simplement que les passants de cette route puissent s’y servir librement en légumes, fruits et céréales. Comment, une zone de gratuité alimentaire?!

Ces petits êtres étranges penseraient par là-même rendre à cette zone la vie bouillonnante qui lui était autrefois habituelle. Une vie bien lointaine depuis que les ces engins crasseux et malodorants, que l’on appelle voitures ont empêché nombre d’animaux de la parcourir, nombre d’habitant-e-s de ne plus s’y arrêter et de ne plus s’y croiser, nombre d’instants de vie éphémères mais tenaces de ne plus s’y dérouler.

Enfin, ce ne sont que des rumeurs. On n’en sait rien. Toujours est-il que chaque matin, sous le béton pioché, la terre est libéré… et que l’on entend parfois derrière les haies habitées, les ricanements de petits êtres décidément bien effrontés…

Bien-sûr il y en aura toujours pour s’en offusquer, mais s’y sont-ils arrêtés, je veux dire vraiment arrêtés, sur cette zone libérée ?

Trouvé ici

Blog du collectif de lutte contre l’aéroport Notre-Dame-des-Landes

Sur le meurtre de Aaron Swartz par l’État américain

Posted in Appel, Réflexions with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2013/03/23 by anabraxas

 Traduction d’une lettre du cyber-militant Jeremy Hammond , emprisonné depuis un an, maintenant, pour dévoiler au public des infos sur les activités de Stratfor et HB Gary

Aaron Swartz et la criminalisation de la dissidence numérique

La mort tragique du combattant pour la liberté sur Internet Aaron Swartz révèle la stratégie ratée de “cybersécurité » du gouvernement, ainsi que sa corruption systématique à travers ses enquêtes sur la criminalité informatique, la loi sur la propriété intellectuelle, et la transparence des corporations/gouvernements. Dans une société prétendument fondée sur les principes de démocratie et une “procédure légale régulière”, les efforts d’Aaron pour libérer l’Internet, y compris la distribution gratuite d’essais JSTOR universitaires, l’accès aux archives judiciaires publiques sur PACER, l’arrêt du passage de la loi SOPA / PIPA, et le développement de la licence Creative Commons font de lui un héros, et non un criminel. Ce ne sont pas les « crimes » qu’Aaron aurait soi-disant commis qui ont fait de lui une cible de poursuites fédérales, mais ses idées – élaboré dans son manifeste «Guerrilla Open Access Manifesto » – que le gouvernement a trouvé tellement dangereux. La poursuite aggressive du procureur général des États Unis, truffée d’abus et de mauvaise conduite, est ce qui a conduit à la mort ce héros. Ce chapitre triste et enreagant devrait servir de signal d’alarme nous éveillant tous sur le danger inhérent à notre système de justice pénale.jeremy_hammond_time

Le cas d’Aaron est une partie de la récente expansion aggressive, politiquement motivée du droit criminel informatique où hackers et activistes sont de plus en plus criminalisés en raison de prétendues «cyber-menaces terroristes». Le procureur général des États-Unis pour le district sud de New York, Preet Bharara, dont le bureau est en poursuite contre moi et mes co-accusés dans l’affaire du procès contre Lulzsec, a tenu un discours alarmiste, comme la menace d’une imminente «cyber-attaque à la Pearl Harbor» pour justifier ces poursuites. En même temps, le gouvernement forme et déploie régulièrement leurs propres pirates informatiques pour lancer des cyber-attaques sophistiquées contre les infrastructures des pays étrangers, tels que le virus Stuxnet et Flame, sans la connaissance, la consultation du public, ni déclaration de guerre officielle, ni le consentement des autorités internationales. DARPA, US Cyber ​​Command, la NSA et de nombreux contractants privés du gouvernement fédéral recrutent ouvertement les pirates pour développer les capacités défensives et offensives et construire des réseaux de surveillance numérique orwelliens, non conçus pour accroître la sécurité nationale, mais pour faire avancer l’impérialisme américain. Ils vont même jusqu’à assister et prendre la parole lors des conférences de pirates informatiques, comme DEFCON, tentent de soudoyer les hackerspaces pour leurs recherches, et ont créé l’insulte de la «Journée nationale du hacker civique»- efforts qui devraient être boycottés ou confrontés à chaque étape de leur parcours.

Aaron est un héros parce qu’il a refusé de suivre le programme du gouvernement, au lieu de cela il a utilisé son intelligence et sa passion pour créer une société transparente. Dans le cadre du mouvement du logiciel libre, la publication libre de droits, le partage de fichiers ouvert, et le développement de la cryptographie et de la technologie d’anonymat, les cyber-activistes ont révélé la pauvreté du néo-libéralisme et de la propriété intellectuelle. Aaron s’est opposé à réduire tout à une marchandise pouvant être achetée ou vendue pour un profit.

L’accroissement de l’efficacité du soutien du public pour des mouvements comme Anonymous et Wikileaks ont conduit à une expansion des enquêtes sur les crimes informatiques – surtout des améliorations à 18 USC § 1030, le Computer Fraud and Abuse Act (CFAA). Au fil des années, le CFAA a été modifié à cinq reprises et a subi un certain nombre de décisions judiciaires qui ont considérablement élargi ce que la loi couvre concernant « l’accès à un ordinateur protégé sans autorisation. » Il est désormais difficile de déterminer exactement quel comportement serait considéré comme juridique. La définition d’un «ordinateur protégé » a été progressivement élargie pour inclure tout gouvernement ou entreprise à l’intérieur ou extérieur des États-Unis. «Autorisation», pas explicitement défini par le CFAA, a également été élargi pour être si équivoque que toute utilisation d’un site Web, réseau, ou un PC qui est en dehors des intérêts, de l’agenda, ou des obligations contractuelles d’une entité privée ou publique pourrait être criminalisée. Dans le cas d’Aaron et d’autres, le gouvernement a défini la violation d’une Politique d’utilisation acceptable (PUA), de Conditions de Service (TOS), ou du Contrat de Licence Utilisateur Final (CLUF) comme illégale. Chaque fois que vous vous inscrivez à un service comme Gmail, Hotmail ou Facebook et cliquez sur le bouton « J’accepte » qui fait suite au long contrat d’utilisation que personne ne lit jamais, vous pourriez être poursuivi en vertu de la CAFA, si vous ne respectez pas les termes.

Le nombre massif d’usagers réguliers d’ordinateurs pouvant être considérés comme des criminels en vertu de ces définitions larges et ambigues permet des poursuites politiquement motivées de toute personne qui exprime sa dissidence. La CFAA devrait être jugée inconstitutionnelle en vertu de la doctrine vide et vague de la clause de procédure légale régulière. Au lieu de cela, le Congrès a proposé l’an dernier une loi qui permettrait de doubler les peines maximales légales et d’introduire des peines minimales obligatoires, semblables à des peines excessives imposées dans les affaires de drogue qui ont été largement imposées par de nombreux juges fédéraux et d’État.

Le cas de l’opération «Payback» à San Jose, en Californie, est un autre déni de justice, où 16 membres présumés d’Anonymous (dont un garçon de 16 ans) aurait participé à une action de déni de service contre PayPal pour protester contre son blocus financier de Wikileaks. Un déni de service (DOS ou DDOS) ne peut pas « dépasser accès autorisé», comme il est pratiquement impossible de le distinguer des requêtes Web standard. Il s’apparente plus à un sit-in de protestation électronique, la surcharge des serveurs du site Web le rendant incapable de servir le trafic légitime, à un acte criminel impliquant le vol d’informations privées ou la destruction de serveurs. Le site de PayPal est seulement devenu lent ou indisponible pour quelques heures, alors que ces activistes numériques font face à une peine de prison de plus que 10 ans, 250 000 dollars d’amende et les condamnations criminelles parce que le gouvernement veut criminaliser cette forme de protestation sur Internet et envoyer un avertissement à quiconque voudrait supporter Wikileaks.

Un autre cas récent est celui d’Andrew « VEEO » Auernheimer, qui a été reconnu coupable en novembre dernier par l’entremise du CFAA. Andrew avait découvert que AT&T publiait les noms et adresses emails de clients sur son site web destiné au public, sans aucun mot de passe, cryptage, ou pare-feux. Au lieu de reconnaître leur propre erreur à violer la vie privée des clients, AT&T a poursuivi une peine de prison pour Andrew. Andrew a défendu ses actions en disant: «Nous n’avons pas seulement un droit, en tant qu’Américains d’analyser les choses que les sociétés publient et les rendre accessibles au public mais probablement aussi une obligation morale d’informer les gens à ce sujet. »
Je suis actuellement confronté à de multiples accusations de complot par piratage informatique à cause de mon implication présumée avec Anonymous, LulzSec et AntiSec, les groupes qui ont ciblés et dénoncé la corruption dans les institutions gouvernementales et les sociétés telles que Stratfor, le Ministère de la Sécurité publique d’Arizona, et HB Gary Federal. Ma peine encourue s’est vue abruptement alourdie à cause de l’élargissement par le Patriot Act de la définition du CFAA de «perte». Ça a permis à Stratfor de réclamer plus de 5 millions de dollars en dommages et intérêts, y compris le coût exorbitant de l’embauche qui dépasse les limites de couverture des sociétés de crédit et des corporations “infosec”, l’achat de nouveaux serveurs, 1,6 millions de dollars en « revenus potentiels perdus » pour le temps que leur site Web était hors fonction, et même le coût d’un arrangement financier de 1,3 millions de dollars pour un recours collectif déjà déposé contre eux. Couplé avec l’utilisation de «moyens sophistiqués» et «infrastructures essentielles» en tant qu’alourdisseurs de sentence, si reconnu coupable au procès, je fait face à une peine de 30 ans, allant jusqu’à vie.

Les sales tours judiciaires et des phrases longues ne sont pas des anomalies mais font partie du système fondamentalement corrompu et vicieux à deux vitesses de la «justice», qui vise à récolter des profits de l’incarcération de masse de millions de gens, et en particulier les personnes de couleur et les pauvres. L’utilisation d’agents doubles qui coopèrent en échange de peines plus légères n’est pas seulement utilisé dans le cadre des poursuites répressives de mouvements de protestation et aux chasses aux sorcières « terroristes » islamophobes fabriquées, mais aussi dans la plupart des affaires de drogue, où les accusés font face à certaines des peines les plus sévères au monde .

Pour Aaron Swartz, qui faisait face lui-même à 13 chefs d’accusation sous la CFAA, il est fort probable que c’est cette pression intense de la part des procureurs implacables et sans compromis qui, tout en étant conscient de la fragilité psychologique d’Aaron, ont continué à réclamer une peine d’emprisonnement, ce qui a conduit à sa mort prématurée.

En raison de l’indignation généralisée du public, il y a maintenant des rumeurs d’enquêtes du Congrès dans le CFAA. Mais étant donné que ce même Congrès avait proposé des sanctions accrues il y a moins d’un an, les efforts de réforme ont peu de chances d’être plus que symboliques. Ce qu’il faut, ce n’est pas une réforme, mais une totale transformation; pas des amendements, mais une abolition. Aaron est un héros pour moi, parce qu’il n’a pas attendu que ceux au pouvoir réalisent sa vision et changent leur jeu, il a cherché à changer le jeu lui-même, et il l’a fait sans crainte d’être étiqueté comme criminel et emprisonné par un système judiciaire arriéré.

Nous, le peuple, exigons un accès libre et équitable à l’information et à la technologie. Nous exigeons la transparence et la responsabilité de la part des gouvernements et des grandes entreprises, et que la vie privée des masses soit protégée des réseaux de surveillance envahissants.

Le gouvernement ne sera jamais pardonné. Aaron Swartz ne sera jamais oublié.

Source

freehammond.com

Pour écrire à Jeremy:

Jeremy Hammond 18729-424
Metropolitan Correctional Center
150 Park Row
New York, New York, 10007

Rezo Anonymous (Europe)

photo par Jacob Applebaum

Dédié à notre frère Aaron Swartz, R.I.P. 1986-2013

Souriez, Big Brother a les yeux crevés! / Smile, Big Brother’s blinded!

Posted in Actions, Reportages with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2013/03/05 by anabraxas

Trouvé sur Anews

Montréal: souriez – vos caméras ne fonctionnent pas

Dans la nuit du 26 fevrier, inspirés par les attaques contre la police et la volonté des manifestant-es de ne pas vouloir être dispersés durant la manifestation cet après midi, un extincteur rempli de peinture a été utilisé afin projeter de la peinture sur une caméra de sécurité et pour faire un énorme (A) sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Dans la nuit du 3 mars, nous avons brisé une caméra de sécurité du Cégep Maisonneuve en lançant un bloc de béton du toît sur celle-ci. Les portes de l’entrée principale ont étées brisés à coups de marteau.

Parce que nous en avons plein le cul de la démocratie étudiante. Parce que le « 50% + 1 » est un frein à la révolte et créer l’isolement des idées et des individus. Et surtout, parce que la majorité est la plus part du temps de l’autre coté des barricades ou simplement assit devant leurs télévisons. Parce que y’en a marre de ces systèmes de contrôle social, des caméras qui nous scrutent où que nous soyons, des gardes de sécurité qui sont dans chaques couloirs, des flics dans les rues, des délateurs qui nous trahissent, et nous allons agir contre toutes ces formes de domination peu importe le résultat d’un vote en assemblée générale.

Que la rage vive dans la rue et pas seulement dans des assemblés! Que toutes caméras sur nos chemins soient détruites! Que vive la révolte.

-des anarchistes

Camover USA

Les armes de leur réseau criminel ont été perquisitionnées

Pour remplir un extincteur de peinture:
-Seulement certains types d’extincteurs peuvent être remplis; ils sont habituellement de couleur argent, le modèle le plus petit se met bien dans un sac à dos alors que l’autre modèle est trop grand pour le sac à dos. Les deux grandeures ont un embout sur le dessus qui s’enlève, et doivent avoir un embout pour une pompe à vélo (pour les représsuriser).
-Videz l’extincteur de son contenu et enlevez le dessus (la gachette et le tuyau). Pour le plus grand format, videz un galon de peinture latex dans l’extincteur. Remplissez ensuite ce même galon de peinture à la moitié avec de l’eau et ajouter l’eau à la peinture déjà mise dans l’extincteur. Il est supposé avoir assez d’espace pour l’air.
-Remettre le dessus de l’extincteur et brasser le contenu pendant quelques minutes pour bien mélanger.
-Mettez de l’air dans l’extincteur, vous pouvez utiliser une pompe à vélo manuelle, pomper jusqu’à ce que l’éguille soit dans la zone verte.
-Nettoyez bien l’extincteur afin de ne laisser aucune empreinte, utiliser de l’alcool à friction.
-Utile pour les caméras hors d’atteinte, pour faire des énormes graffitis, pour projeter sur les visières de l’anti-émeute, pour rajouter de la couleur aux voitures de police afin de bloquer leur vision durant les manifestations – les possibilités sont infinies!

La publication de ce communiqué s’est faite d’une façon sécuritaire en utilisant Tails sur un ordinateur anonyme (lié à aucune personne et l’adresse Media Access Control à été changé) et en utilisant un réseau sans fil non-sécurisé trouvé sur la rue et caché de la vue de toute caméras.

Montréal: smile – your CCTV cameras don’t work

During the night of February 26, inspired by the demonstrators that afternoon who attacked the police and refused to be dispersed, we used a fire extinguisher filled with paint to spray a CCTV camera and a large (A) on the walls of Cégep du Vieux Montréal. During the night of March 3, we broke a CCTV camera at Cégep Maisonneuve by dropping a slab of concrete onto it from the roof. The front entrance windows were also smashed with a hammer.

Because we’ve had enough of student democracy. Because the “50% + 1” functions to control revolt and isolates ideas and individuals. Because the majority is often found on the other side of the barricades, or simply in front of their TVs. Because we are enraged by this system of social control, the cameras scrutinizing our movements, the guards in every hallway, the police in the streets, the snitches who betray us, and we will act against all these forms of domination regardless of a vote in a general assembly.

Let our rage live in the streets and not only in the general assemblies. Let’s clear the streets of the eyes of power. Let’s live revolt.

-some anarchists

To fill fire extinguishers with paint:
– Only some extinguishers can be refilled; they are usually silver, come in smaller backpack sizes and larger sizes, and the top can screw off.
– Empty the extinguisher of its contents and pressure, and unscrew the top. For the large version, pour a gallon of latex paint into the top with a funnel, and then half that amount of water. There should still be enough room for air.
– Replace the top and shake for a few minutes to mix its contents.
– Pressurize the extinguisher to the green zone on the gauge with a bike pump.
– Wipe down with rubbing alcohol to remove any prints.
– Useful for out-of-reach cameras, enormous graffiti, riot police visors and police vehicle windows to obscure their vision during demonstrations – the possibilities are endless!

This action was claimed securely by using Tails on an anonymous laptop (not linked to anyone, with the Media Access Control address changed), and by accessing an unlocked wifi network found on the street and hidden from the view of any cameras.

CÉGEP du Vieux Montréal, a year ago