Hamilton, Kanada: Deuil public et logique de guerre

On traduit et retransmet ce texte d’ici… en support à une critique qui semble perdre de son emprise dans une réalité d’aplatissement social et de militantisme de Fesse-bouc. D’un spectacle-choc à un autre, d’un meurtre policier commandité par les tribunaux à un autre, ce qu’il y a comme résultat politique envisageable au bout de l’attentat-spectacle du 22 octobre, c’est un nouveau cadre politico-légal donnant pleins pouvoirs à l’espionnage domestique par la police secrète, et la violence politique et l’emprisonnement profitable par les flics, maintenant sur seules suspictions et allégations sans fondement.

La question ici bien-sûr n’est pas de sauver le spectacle d’une démocratie citoyenne et un bout de papier constitutionnel qu’ils utilisaient déjà comme torche-cul, mais plutôt de comment peut-on répondre efficacement à ce banditisme d’État autoritaire qui s’installe ici comme un peu partout à travers le globe. Peut-on vraiment l’ignorer comme un sombre nuage qui ne fait que passer? Ce spectacle de la démagogie totalitaire, qui veut tenir l’ensemble d’une population en otage pour quelques agents de l’État sacrifiés (comme dans « martyrs pour le Nouvel Ordre »), des millions de gens le gobent déjà, se fermant les yeux, oreilles et gueules, et mettant leurs cerveaux à OFF commes ils sont si bien programmés pour faire, laissant les autorités envahir leurs têtes pour penser et juger à leur place. Ce spectacle est la gachette pour déclencher un niveau encore plus aggressif et collectivement violent de guerre sociale, une offensive par le haut cherchant à s’attaquer encore plus profondément aux relations horizontales, jouant sur des peurs sécuritaires incohérentes, servant non pas à protéger contre des terroristes islamiques mais contre les actions de résistance contre un régime meurtier et oppressif. C’est avec le 11 septembre 2001 qu’ils ont pu orchestrer l’opération Green Scare pour étouffer momentanément un mouvement dont le but est de protéger des écosystèmes contre une industrie destructrice et parasitaire. Bien-sûr on trouve toujours une façon de se rajuster… après des dizaines de copain-ines mis-es sous verrou et torturé-es durant des années, ou même assassiné-es par la police, comme récemment le jeune Rémi Fraisse de la ZAD, des mains tachées de sang des forces policières de François Hollande et son gang du FMI, les «socio-corporatistes».

Seulements LEURS combattants morts importent? Seulement les nôtres aussi!

Ce serait sage de regarder au-delà du présent et du passé… que cette doctrine de terreur nous a tous dans sa mire pour les années, les décennies à venir. Surtout la lutte en développement contre les pipelines des sables bitumineux (un enjeu crucial pour leurs guerres à venir, pour leur société coloniale fondée sur une guerre perpétuelle) en tentant d’abattre préemptivement ses résistant-es dans le marasme d’une peur antiterroriste. De s’insurger, ça veut aussi dire de grandir par-delà la peur, par delà leurs lois (dictats) et leur régime de terreur.

Face à un milieu militant tourné sur lui-même dans sa répression intériorisée et ses politiques identitaires d’une contreculture accomodante -elle même révoltante- s’amincissant de façon exponentielle, se pacifiant et se réintégrant devenant virtuel et innoffensif contre la réalité sociale du « dehors »; il est tentant pour plusieurs, dans un climat social si froid, déprimant, merdique et inhumain, de rabattre sur soi, de battre en retraite et/ou mieux de foutre le camp vers un monde meilleur… c’est-à-dire moins développé, moins civilisé; plus insurgé, plus solidaire. Plusieurs personnes insoumises l’ont déjà fait, contribuant de ce fait à l’épuisement, ici, d’une lutte antiautoritaire, et au renforcissement du monde autoritaire. On ne peut blâmer personne bien-sûr (nous aussi sommes coupables de fuite) juste de prendre pleinement conscience de comment l’absence d’un front a toujours ses conséquences, concrètes et évidentes. La fuite n’est qu’une autre forme d’inaction -comme l’attente, de la prochaine manif planifiée par des bureaucrates… comme le repli, à s’asseoir à parler philosophie dans une discussion de salon, ou dans le comfort du re-doutable Salon du Livre Archiste- peu importe à quel point elle puisse être bénéfique pour soi-même.

Ou l’est-elle vraiment?

*   *   *

Trouvé sur Anews

La semaine dernière a été le théâtre de deux attaques au Canada contre des soldats canadiens par des Musulmans. En réponse, des miliers de personnes ont rempli les rues (à Hamilton), pour agiter des drapeaux et appeler à une surveillance accrue, des arrestations préventives, et encore plus de guerre au Moyen-Orient.

Ces masses revendiquent un État policier. Ça pèse lourd, et on est pris-es à observer avec désarroi, alors que les foules semblent vouloir ressusciter des scènes de propagande des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin. Sauf qu’au Canada en 2014, ce qui émeut les foules n’est pas le progrès d’une torche mais celui d’un cadavre transporté de Ottawa à Hamilton.

Les politiques mises de l’avant par ces deux spectacles sont similaires de façon alarmante : pour vaincre l’ennemi à l’extérieur de nos frontières, on doit vaincre l’ennemi intérieur. En théorie, l’armée et la police sont des corps distincts avec des rôles séparés. Mais même si ces attaques ont ciblé des soldats et suivi la décision du Canada de se joidre à la guerre en Irak et en Syrie, leur réponse sera à travers plus de flicage.

Les gens prennent la rue pur appeler à un État policier: Pourquoi tous ces gens suivant une idéologie extrémiste ne sont-ils pas surveillés à journée longue? Si vous avez assez de suspiction pour surveiller quelqu’un, pourquoi vous ne pouvez pas l’arrêter? Quels pouvoir additionnels la police a besoin pour surveiller et juger quiconque a une idéologie extrémiste? Ils appellent à plus de fusion des rôles de l’armée et de la police, pour l’expansion de la guerre de contre-insurgence à l’intérieur du territoire canadien.

Le second soldat tué était de Hamilton et son régiment est situé en plein centre-ville, sur une une étendue de James St qui se gentrifie rapidement, juste à quelques rues de là où j’écris. Durant trois jours, la rue a été la scène d’une prolifération de drapeaux et démonstrations publiques de deuil. Les médias locaux font leur devoir de filmer ce spectacle et le rediffuser à tout le monde – dans la chambre à échos, deuil et nationalisme se font inséparables. Tout questionnement de l’État est perçu comme un manque de compassion pour le héros tragique.

Il n’y a pas de place pour un discours critique en public autour de ça, ce qui est pas surprenant. Jusqu’aux appels habituels pour quiconque visiblement musulman à participer à ce deuil public – l’imam local se rend jusqu’à la caserne pour y déposer une couronne de fleurs et rappeller à tout le monde qu’il est Canadien aussi. T’es avec nous ou contre nous… la logique de la guerre commence à tout envahir. Pendant ce temps en Alberta, dans la même ville qui abrite les avions de chasse qui ont quitté pour l’Irak, des nationalistes ont peint « Go Home » et « Canada » sur la façade d’une mosquée.

Je trouve ça difficile d’éviter la comparaison avec 1936, peu importe comment ça peut être cliché. Les gens ont déjà sauté sur l’occasion de décrire le conflit en Syrie et autour comme un nouveau moment de la Guerre Civile de 1936 en Espagne, il est clair qu’un combat idéologique décisif vient d’être engagé. Cependant, comme en 1936, chaque étape dans la bascule de la rhétorique, de la guerre de proxy à la guerre ouverte a marqué une fermeture du débat, un entonnoir idéologique, et une consolidation du pouvoir. Au moment où la Deuxième guerre mondiale s’est déclenchée, toutes les parties se sont établies plus ou moins dans leur propre forme de fascisme – le début de la guerre a marqué une fermeture pour la possibilité d’une lutte libératrice.

En Syrie, ce fut la stratégie du gouvernement depuis le début. Le gouvernement a répondu aux soulèvements de façon militaire, ce qui a entendu que seulement une réponse militarisée était possible. Alors que le conflit escalada, les possibilités se sont constamment refermées jusqu’à ce que seulement les rôles laissés à être joués furent ceux de soldat, réfugié-e ou bien victime. Et la partie de l’opposition au gouvernment Syrien la mieux préparée pour accepter le paradigme militaire se trouva à être les organisations fascistes religieuses telles Daesh/État Islamique et Al-Nusra. Et ce fut exactement ce que le gouvernment a anticipé – la logique de la guerre a étriqué le champs jusqu’à ce que Bashar Al-Assad pouvait raisonnablement être perçu comme le bon gars.

Les activistes de la base qui ont parti ce soulèvement combattent encoer pour la liberté et la dignité, mais leurs voix ont largement été submergées dans la logique de guerre. Effectivement, le conflit est devenu une lutte entre des fascismes rivaux, séculaires contre religieux, chacuns avec leurs différents supporteurs internationaux.

Les régions kurdes ont cherché à se lancer à l’attaque différemment, sécurant leur autonomie par la force mais en ne prenant pas part à la lutte pour contrôler l’État. Mais inévitablement, la guerre est venue à eux. Les anarchistes en Amérique du Nord se sont de plus en plus intéressé dans les régions Kurdes de la Syrie et la Turquie, où des décennies de lutte de libération nationale plus traditionnelle contre plusieurs États a pavé ont pavé la voie à une nouvelle stratégie de communes fédérées développant l’autonomie pratique dans leurs territoires sans le besoin de s’attaquer à l’État de façon décisive. Plusieurs l’ont décrit comme un système anarchiste. Cependant, la situation de plus en plus dangereuse dans les régions Kurdes de Syrie, aggravée par les actions des États Tursques et Iraqiens, est devenue une justification pour un rôle militaire accru des nations Occidentales dans le conflit, actions qui demeurent au plus grand profit de la dictature d’Assad.

Et voici qu’entre en scène le Canada, avec ses six vieux avions de chasse, se tenant symboliquement du côté des États Unis et des autres gros garçons du pouvoir et de l’influence occidentale.

Quand je parle de comment la logique de guerre clot la discussion, je ne prône pas une quelconque sorte d’idéal démocratique, un échange libre de points-de-vues sur un marché des idées. Je ne veux pas que pouvoir tenir une pancarte « Fuck l’Armée » devant une caserne sans me faire battre. Je parle de fascisme et d’États policiers, où la logique de guerre s’immisce dans chaque aspect de nos vies et demande qu’on se range du côté de l’État-nation qui nous réclame. Quelle sorte de réponse peut-on imaginer à ça?

Ça a pris à plusieurs d’entre nous des environs un long moment à l’admettre, mais le momentum radical s’est atténué. Le pendule s’éloigne de nous dans son mouvement cyclique. Plusieurs anarchistes d’origine (qui pourraient utiliser encore ce mot pour eux-mêmes quand ça leur convient) ont déjà remarqué cela, et ont glissé vers des positions plus sécures au sein de la gauche institutionnelle. Des anarcho-lobbyistes, des anarcho-bureaucrates, des académiques anarchistes. Dans un contexte d’affaiblissement, peut-on imaginer une réponse aux appels à un État policier qui ne consiste pas en un retrait?

Les anarchistes et autres radicaux d’ici ont une histoire récente d’être arrêtés et accusés sur base d’idéologie et d’actions « extrémistes » qui n’avaient même pas été mises en pratique – plusieurs d’entre nous ont été pris dans le filet préalablement au G20 de 2010. Le G20 tout comme la réponse à la grève étudiante massive de 2012 à Montréal a démontré la volonté et la capacité de l’État à militariser même une ville majeure, et jusqu’où ils peuvent aller pour nous forcer au silence si c’est commode ou nécessaire pour eux de nous considérer comme une menace. Ces mémoires fraîches et notre capacité réduite pour la confrontation démontre la lourdeur du climat pesant sur nous alors que le deuil public bascula sans faille dans le nationalisme, pour devenir par la suite un appel pour un accroissement massif du flicage.

Les anarchistes cherchaient déjà des façons d’en savoir plus sur le conflit en Syrie et dans les environs et avaient commencé à offrir de la solidarité pratique aux groupes Kurdes qui semblaient partager nos valeurs. Mais avec la participation matérielle du Canada dans la guerre pour supporter les régions kurdes, ne sommes-nous pas simplement en train de s’aligner avec les nations occidentales dans une guerre impérialiste? Ou y a-t-il de l’espace pour attaquer autant l’intervention militaire que les groupes fascistes en Syrie?

En 1936, plusieurs anarchistes ont pensé qu’il y avait un terrain pour une lutte libertaire au sein d’un choc à venir entre les fascismes socialistes et capitalistes. Le conflit éclata en Espagne, et ils s’y sont déplacé de partout dans le monde pour combattre les fascistes avoués de Franco seulement pour se trouver attaqués par les fascistes qui se disaient communistes.

Leur lutte pour l’anarchie devint une note de bas de page pour l’incroyable massacre qui suivit, mais après l’Espagne ce fut clair qu’aucune des puissances se battait pour la liberté. Quoique bien-sûr tous l’ont clamé hypocritement, et plusieurs ont choisi de croire que le moindre des maux n’était pas tant un mal.

Les deux jeunes hommes qui sont morts en attaquant des soldats canadiens la semaine dernière ont tenté de voyager au Moyen Orient un peu avant, et au moins un des deux a explicitement essayé de joindre le Daesh. La propagande fasciste contient toujours un brin de vérité, qui dans le cas de Daesh est la réalité de l’histoire de l’impérialisme occidental au Moyen Orient durant le 20ième siècle. Les pays occidentaux ont redessiné la carte politique, imposé le modèle de l’État-nation, instaurant ou renversant des dictateurs d’un seul coup, et le plus important a peut-être été le sionisme et l’État d’Israël. Ce brin de vérité est alors utilisé pour soutenir une lecture romancée de l’histoire et une vision de retour à une forme de vie plus pure – pour Daesh, l’histoire ayant fait ses preuves étant que les nations musulmanes sont subjuguées parce qu’elles ne sont pas assez pieuses et que la véritable piété Musulmane est fondée sur une lecture strictement à la lettre du Qu’ran et du Hadith. Et au final ce discours est utilisé pour amasser du support pour un projet politique militaire et totalitaire qui préfigure une expansion infinie et légitimise un joug autoritaire à travers des campagnes militaires victorieuses à l’étranger.

L’État Canadien s’est toujours efforcé à se définir et soulever les passions de la part de ses sujets. Un pays avec une courte histoire, qui dépend d’un formattage des histoires des nations indigènes et de son génocide, et à l’instar des États-Unis, n’a pas eu de bataille fondatrice pour son auto-détermination, seulement un coup de crayon bureaucratique. Le Canada n’est jamais devenu une cause, à la frustration des élites politiques, quoiqu’il n’a pas abandonné l’idée d’en devenir une.

Les médias demandent sans cesse qu’est-ce qui pourrait attirer les jeunesses Canadiennes vers l’idéologie de Daesh. Mais quelqu’un pourrait aussi se demander ce qui a mené ce jeune soldat tué à Ottawa à prendre les armes en défense d’un État-nation génocidaire et impérialiste. Des interviews avec sa famille démontrent qu’il aimait l’armée depuis son enfance, il semble que c’était dans son sang, comme ils disent. Pour aussi dégueulasse que ça puisse être de prétendre qu’un enfant soit né pour suivre des ordres de tuer et mourir, le Canada utilise cette même sorte de discours que Daesh pour attirer à sa cause les mêmes jeunes hommes sans desseins et fétichisant la guerre.

Le brin de vérité dans la propagande Canadienne est que le peuple au Canada jouit de beaucoup de libertés. Le discours historique est que de braves explorateurs amis des autochtones (qui pour une certaine raison sont disparus) et qui à travers leurs labeurs et dévouement, ont ouvert le pays d’un océan à l’autre, et développé une nation éclairée tout en évitant les excès des États Unis. Le projet autoritaire semble différent ici – c’est un échange de complicité pour le privilège incluant le privilège de ne pas se farie achaler par des enjeux politiques. En des temps de crise cependant, plus nous est demandé pour qu’on puisse demeurer du bon côté de l’État.

Après que la mosquée de Cold Lake fut vandalisée, de soi-disant bons Canadiens sont venus, ont aidé à la nettoyer, et ont chanté l’hymne nationale une fois dehors. Le choix offert aux Musulmans Canadiens est clair : de quel côté du nationalisme Canadien voulez-vous être? Voulez-vous être attaqués ou bien nous joindre en chantant l’hymne? Voudriez-vous plutôt vous égayer à regarder les avions de chasse quittant Cold Lake, ou bien avoir à esquiver leurs bombes en Iraq? Allez-vous accepter de donner à la police de nouveaux pouvoirs ou bien risquer de devenir une cible?

Il se présente que les anarchistes du territoire Canadien n’ont pas eu cette fois à voyager pour prendre part à notre Espagne de 1936; e conflit est opportunément venu à nous et maintenant seulement de continuer à faire comme avant est de choisir un camp. Il n’y a pas de position neutre ici, et le terrain glisse rapidement.

En un moment d’atténuation de l’énergie radicale comment on s’oriente dans cette logique de guerre? Entre des fascismes concurrents, peut-on trouver ceux-elles avec qui nous partageons une affinité sur le terrain au Moyen Orient, et est-ce que notre habileté à la solidarité influencera leur lutte ici ou là-bas? Est-ce que de s’organiser contre de nouvelles mesures répressives nous amènera les opportunités pour répandre la lutte, ou cela nous rendera-t-il plus isolés et vulnérables dans la répression? Quelles sortes de soutien et de solidarité sommes-nous intéressés à apporter aux communautés musulmanes qui se font continuellement plus cibler par l’État, et quelles opportunités pourraient être crées en y bâtissant des liens?

Nous n’avons pas de conclusions à offrir. Les routes à Hamilton vont êtres fermées Mardi pour les funérailles d’un soldat. Il y a deux mois, deux jeunes hommes musulmans furent attaqués et sévèrement battus sur leur chemin de retour de la prière du vendredi. Un signe face à la mairie montre un compte à rebours pour le début des jeux PanAm, et nous savons que l’appareil sécuritaire pour cet événement est déjà à plein régime, cherchant la région d’Hamilton pour des menaces possibles pouvant justifier sa propre existence. Devrions-nous aller à l’offensive contre une escalation, ou devrions-nous profiter de ce moment d’attentes diminuées pour se retirer de la confrontation et renforcir nos réseaux? Quelles ooportunités existent en ce moment? Pouvons-nous trouver des façons de refuser leur logique de guerre et continuer notre lutte pour l’anarchie?

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