Archive pour anti-oppression

Des complices, pas des alliés: abolir le complexe industriel de l’Allié

Posted in Appel, Réflexions with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2015/01/25 by anabraxas

Notre traduction de la redoutable critique du militantisme anticolonial « Accomplices not Allies…« ,  diffusée l’été dernier, qui paraît dans la première publication de Ill Will Editions. Traduction d’origine par Christine Prat

(cliquez pour le PDF)

Un point de vue et une provocation Autochtone

Cette provocation a pour but d’intervenir dans certaines tensions actuelles relatives au travail de solidarité/soutien, vu que les trajectoires actuelles sont contre-libératrices, de mon point-de-vue. Remerciements à DS de Phoenix pour les échanges qui ont conduit à ce pamphlet et à tous ceux qui ont fait des commentaires, posé des questions, exprimé des désaccords. N’imaginez pas que ceci s’adresse qu’aux « jeunes allié-es blanc-hes de la classe moyenne », qu’aux activistes payé-es, qu’aux organisations à but non lucratif, ou, comme l’a dit un ami, qu’aux «anarchistes et étudiant-es à mobilité vers le bas». Il y a beaucoup de soi-disant «allié-es» dans la lutte pour les droits des migrants qui soutiennent une «réforme compréhensive de l’immigration» qui intensifie la militarisation de territoires Autochtones.

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Premiers pas sur une corde raide

Posted in Réflexions with tags , , , , , , , , , on 2014/10/20 by anabraxas

On retransmet ce texte critique qui a été en premier distribué dans certains milieux à Montréal au printemps dernier…

Source

Depuis quelques mois, les dénonciations d’agressions sexuelles se succèdent à l’intérieur du milieu militant montréalais. D’abord, il y a eu l’envie d’affronter la culture du silence et les positions de principes inappliquées qui traversent ce dit milieu. Il y a eu l’envie de confronter l’habitude de préserver un front uni des conflits internes, d’attaquer la loi paternelle ou patriarcale qui veut toujours escamoter les violences sous le tapis de la bonne entente à la table familiale, qui cherche à minimiser les actes destructeurs pour éviter « la chicane ».

Une des grandes forces du féminisme est bien d’ouvrir une porte qui nous permet d’interroger nos rapports, d’examiner leur ancrage structurel, en vue de s’affranchir des normes qui les régissent. Pourtant, nous ressentons que la situation actuelle bloque le débat : des tabous apparaissent, toutes les avenues semblent piégées.

Est-ce normal que, même si nous nous considérons féministes, nous trouvions difficile de prendre la parole pour interroger ce qui se passe, pour nommer notre malaise qui va grandissant? Nous le faisons même si nous sentons que cela nous fait aujourd’hui courir le risque de nous faire traiter en ennemies, ou associer au backlash. Ni silence, ni censure.

Nous allons donc tenter d’exprimer quelques réserves, pointer les dangers qui nous guettent, les dérives possibles, et surtout, tenter de rouvrir la porte.

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