Actions de solidarité anarchiste contre la boîte de Pandore néo-fasciste en Espagne

Quelques récits parmi d’autres des actions des derniers jours en réponse à l’Opération Pandora en Espagne lancée contre les milieux anarchistes…

Barcelone: Manif en solidarité avec les anarchistes détenu-es de l’opération Pandora

Le samedi 27 décembre, la manifestation appelée à 17 heures en solidarité avec les anarchistes détenu-e-s dans le cadre de l’Opération Pandora, sous les ordres du juge-tortionnaire Javier Gómez Bermúdez, a parcouru les rues du centre de Barcelone.

La manifestation a commencé dans de larges rues avec des cris de solidarité avec les arrêté-e-s, contre la police, contre les prisons et contre l’État, et a terminé dans le quartier de Gràcia. Au moment d’entrer dans le quartier, des compagon-ne-s masqué-e-s ont attaqué sans complexe un grand nombre de succursales bancaires, l’hôtel 5 étoiles Casa Fuster (qui fut le consulat de l’Allemagne nazie à Barcelone en 1936, avant de devenir le siège du comité pour la défense de la révolution au printemps 1937 et d’être repris par la Phalange en 1939, puis de devenir un hôtel de luxe pendant la Transition, après quelques tentatives des mouvements associatifs de quartier de le transformer en structure sociale) et quelques locaux commerciaux de multinationales.

Malgré les diverses menaces de charge proférées par la police contre les manifestant-e-s, un bon nombre de compagnon-ne-s ont tenu bon ensemble pour pouvoir continuer à attaquer les représentants du Capital dans la ville et pouvoir disperser la manifestation après avoir abandonné le matériel d’attaque, pour ensuite s’éloigner de la zone en groupes.
Aucune arrestation n’a été signalée.

LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR NOS COMPAGNON-NE-S !!
FEU A CETTE PAIX SOCIALE CONSTRUITE SUR NOS FRERES ET SOEURS EN PRISON !!
MORT A L’ÉTAT ET VIVE L’ANARCHIE !!

*   *   *

Iles Canaries: Sabotage en solidarité avec les prisonnier-ères de Pandora

En soutien depuis la colonie des Iles Canaries à nos compagnon-ne-s anarchistes et féministes détenu-e-s récemment dans le cadre de ladite « affaire Pandora », et laissant pour clair notre répulsion vis-à-vis de ce système capitaliste et hétéropatriarcal assassin, des actions de sabotages de distributeurs de billets ont été menées et des tags de solidarité avec elles et eux ont été faits le 30 décembre.

En vérité, le sentiment de Solidarité que nous sentons envers nos compagnon-ne-s a une force destructive imparable, capable de traverser les murs et de parvenir jusqu’à leurs cœurs libertaires, aujourd’hui entre les barreaux. Nous appelons à continuer de combattre et de nous soutenir mutuellement, ce sont les piliers de notre lutte anarchiste. Que le feu brûle à l’intérieur comme à l’extérieur de nos corps.

Ni coupables, ni innocent-e-s !
«Si je ne peux pas danser sur la tête d’un flic, ce n’est pas ma révolution!»
Santé, Anarchie et Mort à l’État Hétéropatriarcal!

A.M.O.R. (Anarkistas Marikas Organizando la Rabia / Pédales Anarchistes Organisant la Rage)

Leipzig: succursale de la Deustche Bank défoncée en solidarité avec les anarchistes en Espagne

En solidarité avec les anarchistes arrêté-e-s en Espagne, nous avons démoli la succursale de la Deutsche Bank à Leipzig.

Le 16 décembre 2014 en Espagne, différentes forces de police ont mené des perquisitions coordonnées dans 12 appartements, tandis que 11 anarchistes ont été arrêté-e-s. Un des prétextes pour lesquelles les perquisitions ont eu lieu était que les accusés auraient détruit des distributeurs automatiques de billets.

Nous nous solidarisons avec les compagnon-nes visé-es par la répression étatique et avons ainsi démoli les distributeurs automatiques de billets et cassé les fenêtres de la Deutsche Bank située à Lindenauer Markt.

Quelques-uns sont visés – nous sommes tous concernés !

Nous soutenons l’appel à la violence pour le 31 décembre 2014.

Attaque contre le consulat Espagnol à Amsterdam

La nuit du 22 Décembre nous avons attaqué le Consulat Espagnol à Amsterdam. On a lancé des bombes de peinture et saboté leur porte d’entrée en solidarité avec les gens réprimé-es par l’État fasciste Espagnol.

En Novembre 2011 un nouveau gouvernement, le conservateur Partido Popular (PP), a été élu en Espagne et depuis ce temps contrôle plus de 50% du Parlement. Les politiciens du PP ont coupé dans les droits sociaux et l’aide sociale. Spécifiquement ces dernières semaines ils ont passé ls loi de la sécurité Citoyenne et la loi sur l’Internet.

Voici quelques exemples des actions qui sont maintenant illégales et par lesquelles ils peuvent vous charger 30 000 Euros:

– Enregistrer (ou filmer) la police même quand ils commettent un crime

– Se rassembler dans un espace public sans le consentement des autorités

– Occuper une banque ou entreprise privée

– Boire de l’alcool dans la rue

– Manifester en face d’un édifice du gouvernement

– Résister pacifiquement à une arrestation

– Publier des images non-autorisées de la police

– Organiser ou prendre part à des activités culturelles bannies des autorités

Cette loi (communément appelée la « loi bâllion ») concerne ce que la police sera capable de te charger pour. Auparavant, la police pouvait vous arrêter, vous accuser d’avoir commis un quelconque crime et alors vous seriez obligé-es d’aller en procès. À l’avenir, la police peut simpler te charger un montant et c’est libre à toi d’aller en cour.

Le gouvernement Espagnol prépare aussi des changements dans le code criminel. Pour convaincre que de telles lois sont nécessaires, le gouvernement a langé une opération « antiterroriste » (Opération Pandora) pendant laquelle plusieurs anarchistes ont été détenu-es et certain-es envoyé-es en prison. Ces gens sont accusés d’être anarchistes, contre l’État et donc des terroristes.

L’Espagne tourne en dictature. Ça a été un régime cruel depuis 1939. Parfois il a été moins agressif avec sa population, mais en ces temps-ci le fascisme qui vivait encore en son coeur est plus puissant qu’il n’a jamais été depuis la mort de Franco.

On espère que cette action va vous inspirer à réagir contre les régimes autoritaries et montrer votre solidarité avec les gens en Espagne et les autres ailleurs dans le monde qui combattent leur gouvernement.

Fuck le fascisme partout!

La lutte est la seule façon.

*   *   *

Paris et alentours: solidarité avec les anarchistes emprisonné-es en Espagne

Ces derniers jours, à Paris, Ivry, Kremlin-Bicêtre, Gentilly, 5 distributeurs de billets et une agence immobilière ont été détruits à coups de masse et trois véhicules de constructeurs et fournisseurs de prison (Vinci, Sodexo, Onet) ont été incendiés.

Solidarité avec les anarchistes incarcéré-e-s en Espagne !*

Liberté pour toutes et tous !

San Francisco: action de solidarité anarchiste au consulat espagnol

Le 22 décembre 2014, un groupe d’anarchistes est passé par le consulat espagnol à San Francisco. Après avoir jeté des tracts à l’intérieur du consulat, retiré le drapeau espagnol et crié des slogans, le groupe est reparti sans incident.

Le 15 décembre 2014, l’État espagnol a fait passer la loi « mordaza », une loi qui transforme en crime le fait d’insulter un flic, de le filmer, ou de se rassembler en grands groupes. Le 16 décembre, l’État espagnol a pris d’assaut plusieurs maisons et appartements à Barcelone. Après avoir saisi matériel électronique, documentation et vêtements, l’État a enfermé 7 anarchistes sur des charges floues de terrorisme. Ces anarchistes doivent devenir l’exemple de ce qu’il se passe lorsque l’on relève la tête contre le fascisme.

Si l’État espagnol souhaite emprisonner et criminaliser les anarchistes, nous sommes plus que volontaires pour riposter.
Plus jamais de dictature ! Liberté pour les prisonnier-e-s ! A bas l’État !

Vive l’anarchie !

A propos de l’Opération Pandora

(repris de Contrainfo)

Le mardi 16 décembre, la police catalane réveillait plusieurs compagnon-ne-s à l’aube dans différentes villes de l’État espagnol, et mettait sans dessus dessous les maisons où ils et elles habitaient. Sous les ordres du juge Javier Gómez Bermúdez, président du Tribunal Pénal de l’Audiencia Nacional, placé là par la majorité conservatrice du Pouvoir Judiciaire, se déclenche l’opération Pandora (nom tiré du mythe misogyne qui veut que Pandore est manipulée par les dieux pour apporter tous les maux à l’humanité).

Pendant les premières heures de la matinée, plusieurs domiciles sont perquisitionnés à Barcelone, Manresa, Sabadell et Madrid. Des perquisitions ont également lieu à l’Athénée Anarchiste de Poble Sec et à l’Athénée Libertaire de Sant Andreu, ainsi que dans la maison occupée Kasa de la Muntanya, qui a fêté il y a peu ses 25 ans d’occupation et qui a organisé une conférence de presse l’année dernière pour dénoncer l’installation de caméras cachées vouées à la surveillance policière. Ils ont emporté des livres, des téléphones, des ordinateurs et ont arrêté 11 personnes.

En apprenant la nouvelle, quelques compagnon-ne-s partent faire des blocages de routes dans les alentours, qui seront dispersés par la police, et une manifestation est appelée pour l’après-midi, à laquelle participeront environ 3000 personnes. Celle-ci passe dans le quartier de Gracià avec une attitude combative, des banques et du mobilier urbain seront détruits et la police finira par charger sans faire d’arrestations. En même temps, dans plusieurs villes catalanes et dans le reste de l’État espagnol, de nombreux rassemblements et manifestations ont lieu et conduisent à l’arrestation de 3 personnes à Madrid au cours de charges policières.

Le mardi, les compagnon-ne-s enfermé-e-s dans les commissariats catalans sous la loi antiterroriste refusent de déclarer. Ils récusent les accusations que l’on porte contre eux. Le mercredi, on les transfère à Madrid, où le juge les fera déclarer le jeudi et enverra sept d’entre elles et eux en prison (transféré-e-s à la prison de Soto del Real), et libérera les quatre autres. Le juge maintient le secret de l’instruction (on ignore donc les affirmations policières qui servent de base aux accusations), mais l’on commence à prendre connaissance de certaines données à travers la presse et un avocat des détenu-e-s. Les accusations tournent autour de la constitution, promotion, direction et appartenance à une organisation terroriste, possession et dépôt d’explosifs et dégradations et destruction à finalité terroriste. Toutes ces charges supposent de très lourdes peines et cependant, se riant du fonctionnement de leur justice bourgeoise, on ignore les supposées actions qui auraient été réalisées. La presse écrit qu’il s’agit d’une enquête de la police catalane qui durerait depuis deux ans, en relation avec un supposé groupe du nom de GAC (Grupos Anarquistas Coordinados, Groupes Anarchistes Coordonnés), le même qui avait déjà été imputé à Mónica Caballedo et Francisco Solar, toujours en prison en attente de procès depuis des mois. On voit ressortir dans les indices pour leurs montages la possession du livre ‘Contre la démocratie‘, et d’autres justifications de leurs délires comme le fait d’avoir des structures bureaucratiques et organisationnelles internes, la réalisation de publications ou le fait d’avoir des formes de communication à haut niveau de sécurité (au travers des serveurs Riseup). Pour nous, il ne s’agit encore une fois que d’un montage étatique qui se nourrit de données qui en elles-même ne mènent à rien, mais qui avec l’aide des flics, des procureurs, des journalistes et des juges se transforment en affaire qui sert, depuis leur optique myope, en tant que façon de freiner l’action politique anticapitaliste et anti-étatique, et de dévier l’attention des expulsions locatives, des coupes budgétaires dans les services publics et des cas de corruption politique et entrepreneuriales qui remplissent chaque jour les bulletins d’information du pays.

Parce que ces compagnon-ne-s sont détenu-e-s pour leur action anarchiste, parce que ces compagnon-ne-s ont mis leurs idées en pratique, parce que ces compagnon-ne-s sont nos compagnon-ne-s.

LIBERTE IMMEDIATE POUR LES ANARCHISTES !!
MAINTENANT PLUS QUE JAMAIS, MORT A L’ÉTAT ET VIVE L’ANARCHIE !!
QUE LA SOLIDARITE AILLE AU-DELA DES MOTS !!

*   *   *

Pour plus de nouvelles suivre le site Efecto Pandora

Lire aussi:

La boîte de Pandore et le fourre-tout de l’antiterrorisme Espagnol

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